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A quoi correspond l’homéopathie ?

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Publié le 11/8/2020

Le terme homéopathie vient du grec «homoios» qui signifie: identique à. Elle traite les maladies par les semblables et s’oppose à l’allopathie qui traite les maladies par le contraire. Ce modèle thérapeutique est né avec le médecin allemand Samuel Hahnemann (1755-1843), on en retrouve cependant des prémices dans le Corpus hippocratique dans l’œuvre de Paracelse et dans les traditions médicales de plusieurs pays asiatiques.

En France, l’homéopathie a été reconnue en 1965.Plus de 56 % de la population a déjà utilisé des médicaments homéopathiques et 11 % en utilise régulièrement. Ils sont prescrits soit par un médecin généraliste soit vendus directement à la pharmacie.

L’homéopathie fait partie du domaine de la toxicologie et de la pharmacologie. Il s’agit d’une méthode thérapeutique utilisant des préparations de substances dont les effets, lorsqu’ils sont administrés à une personne saine, correspondent aux symptômes chez une personne malade.

L’homéopathie obéit à trois principes fondamentaux:

1. Le principe de similitude : une substance administrée à forte dose provoque des symptômes chez un individu sain. Mais celle-ci aurait également la capacité de guérir ces mêmes symptômes s’ils se présentent chez un malade qui aurait reçu cette substance en petite quantité.

2. La loi de l’individuation: L’individus est soigné et non la maladie. Le traitement se base sur l’individu.

3. Le principe de la dilution infinitésimale: La solution qui va aboutir à un médicament va alors être diluer pour rendre inoffensives les substances toxiques.

Suite à l’énoncé de ces principes, on peut convenir que deux personnes ayant la même maladie ne seraient pas forcément soignées avec les mêmes médicaments homéopathiques.

Comment est préparé un médicament homéopathique?

Il est nécessaire de partir d’une substance animale, humaine, végétale ou encore minérale et de la faire macérer dans un liquide composé d’eau et d’alcool éthylique. S’ensuivent une filtration et une dilution. Il existe deux types de dilution: la Hahnemanienne, qui correspond à une dilution successive, et la Korsakovienne, qui s’élabore dans un même récipient en une seule fois. Le médicament est alors présenté sous forme de granules, comprimés ou de gouttes.

L’homéopathie soulève des dissensions notamment au sein de la communauté scientifique et médicale en raison des fortes dilutions des substances, ce qui, selon certains, reviendrait à les rendre inexistantes dans le médicament final. On retrouve des dilutions effectuées 12 fois avec un facteur 100.


Schéma d’une dilution facteur 100 qui sera répéter 12 fois. (Le volume d’eau ou d’alcool est 100 fois plus important que celui de la substance).


Malgré la place conséquente de ce type de thérapie, peu de recherches sur le sujet sont éditées selon des modèles méta-analytiques valables. Dans un cadre optimal, il faudrait donc analyser les effets du traitement sur les patients en fonction des différentes maladies, et regarder si les résultats diffèrent entre la prise d’un placebo ou de la thérapie homéopathique.

Récemment une évaluation indépendante a été publiée par l’Australian National Health and Medical Research Council. Selon eux, un médicament à forte dilution ne permet pas de constater une différence avec la prise de placebo. Ce mode thérapeutique ne devrait pas être utilisé pour traiter des problèmes de santé chroniques graves ou susceptibles de le devenir. L’homéopathie étant dépourvue de molécules actives, il est peu probable qu’elle engendre des effets indésirables ou graves. Cependant, dans certains cas, même un placebo peut être nocif s’il remplace un traitement efficace.

Ces médicaments sont soumis à la gestion de la Sécurité sociale et assurance maladies complémentaire. Ils représentent également un avantage financier pour les pays car ils permettent de fortement réduire les coups de soins soit une économie de 20 % (pour le système français).

L’homéopathie est un modèle thérapeutique populaire répendu dans nos sociétés, mais elle reste encore mal connue d’un point de vue. Il serait donc intéressant de multiplier les études afin d’avoir une base de connaissances conséquente sur ses effets selon les différentes maladies et les types de dilutions.

Sources:

1. Peter Fisher. Should doctors recommend homeopathy? Bmj. 2015

2. Robert G Hahn. Homeopathy: meta-analyses of pooled clinical data.Übersichtsarbeit. 2013.

3. Robert T Mathie. Controlled clinical studies of homeopathy. Homeopathy. 2016.

4. Engin Senel. Evolution of homeopathy: A scientometric analysis of global homeopathy literature between 1975 and 2017. Complementary Therapies un Clinical Practice. 2019.

5. Edzard Ernest. Homöopathie. Homeopathy 2010.

6. Aurélie Colas et al. Economic impact of homeopathic practice in general medicine in France. Health Economics Review. 2015.

7. Petter Viksveen et al. Economic evaluations of homeopathy: a review. Eur J Health Econ. 2013.

8. https://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=homeopathie_th



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